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les montagnes Rocheuses où Norman a sa ligne de trappe, on
trouve une faune très variée car toutes sortes d’animaux
de montagne habitent en altitude : le mouflon blanc d’Alaska,
le mouflon des rochers, le mouflon à grandes cornes, ainsi
que la chèvre des Rocheuses.
On trouve aussi quelques populations de cerf mulet, un petit animal
très gracieux qui, en été, n’hésite
pas à vivre sur les plus hautes crêtes, tout comme son
cousin bien plus grand que lui le grand cerf des montagnes Rocheuses
ou wapiti. On peut rencontrer ici et là un prédateur
typique des zones de montagnes, le puma, mais il reste rare.
En
automne, les trappeurs chassent à l’occasion ces animaux
afin de varier leur quotidien, composé essentiellement de viande
caribou et d’élan, surtout d’élan l’hiver
: jusqu’à 400 kilos de viande en une chasse !
Mais les trappeurs, comme la majorité des peuples du Nord se
nourrissent beaucoup de poissons, de lièvres et de perdrix
de toutes sortes : perdrix des neiges, tétras et gélinottes.
Ils consomment aussi beaucoup de viande de castor et de lynx, du moins
ceux qui trappent ces deux espèces. La viande des autres animaux
à fourrure, martres, wolvérines, loups et pékans,
n’est pas consommable et, une fois gelée, sert de nourriture
pour les chiens ou d’appât.
L’ours noir, présent un peu partout et en grand nombre,
possède une viande succulente, très fruitée et
tendre. Il en est tout autrement du grizzli, dont la viande est imprégnée
de l’odeur des cadavres qu’il dévore. Même
chose plus au Nord avec les ours polaires, dont la viande trop riche
en vitamine A n’est pas consommée par les Inuits.
Quantité de petits animaux comme les écureuils, les
geais arctiques, les bruants des neiges accompagnent la vie des coureurs
des bois. Cette liste s’élargit considérablement
en été, avec toutes sortes de huards, de grèbes,
de cygnes sauvages, d’oies et une multitude de canards, de vautours,
d’éperviers, de faucons, de buses et d’aigles dont
la fameuse pygargue à tête blanche. Dans les marais,
c’est une explosion de vie avec tous les pluviers, courlis,
barges, bécasseaux, chevaliers, mouettes et sternes.
Le coureur des bois se nourrit de cette providence, ramassant ici
et là des œufs avec lesquels il se confectionne des omelettes
et des baniques (une sorte de pain très riche en graisse cuit
à la poêle) en tous genres, dans lesquelles il ajoute
des baies variées : myrtilles, groseilles, framboises sauvages.
Dans le Grand Nord comme partout ailleurs, la nature n’est pas
ingrate. |
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